Biodiversité



Des actions pédagogiques au coeur de la transition agroécologique pour enseigner à produire autrement

Des actions pédagogiques au coeur de la transition agroécologique pour enseigner à produire autrement

La « biodiversité » est l’objectif central du programme  régional « Enseigner à produire autrement » en Provence Alpes Côte d’Azur, car il permet de :

  • Répondre à la problématique de l’agroécologie : concevoir des systèmes de production agricole s’appuyant sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes,
  • Travailler de manière transversale  et systémique: bio-contrôle pour diminuer l’usage de produits phytosanitaires (plan ecophyto) et dans le cadre de l’agriculture biologique, introduction de légumineuses dans les rotations permettant d’améliorer la vie des sols dans les plans protéines et azote, augmentation de la biodiversité cultivée en lien avec les plans semences et apiculture durable et  service apicole et mellifère du plan apiculture durable, création de filière nouvelle comme la flière des plantes messicoles,
  • Développer des liens avec la recherche pour travailler en particulier sur le plan apiculture,
  • S’appuyer sur un réseau de partenaires  régionaux (Conseil régional, chambres d’agriculture, CPIE, Parcs régionaux et nationaux, instituts techniques, GRAB, INRA…) et de partenaires nationaux, pour mettre en place des actions pédagogiques dans la plupart des filières et  voies de formation (environnement, aménagement, production…) et des actions d’animation du territoire avec les filières services… ceci avec l’implication d’enseignants/formateurs de disciplines diverses,
  • Participer par des formations et des expérimentations  à  des travaux sur l’éco-gestion dans les zones de sylvo-pastoralisme, dans les espaces verts, dans les espaces naturels (ou semi-naturels), enjeu important dans la région PACA  où les surfaces non agricoles représentent 74% du territoire (48% en France)
  • Répondre aux attentes sociétales et aux enjeux sociaux : diversification des produits proposés, attractivité paysagère…


Rendre visite à la biodiversité

Les établissements de Carpentras et de Digne-Carmejane, partenaires du programme INTERAGRI « Agriculteurs, ambassadeurs de la biodiversité »

Exemple illustré au Chaffaut-Saint-Jurson (Alpes-de-Haute-Provence, EPL de Digne-Carmejane).

     

En Octobre 2013, le lycée de Carpentras ayant manifesté son intérêt, une demi-journée de présentation de l’Observatoire Agricole de la Biodiversitéavec essai du protocole vers de terre, a été organisée

L’Observatoire Agricole de la Biodiversité (OAB) est une initiative du Ministère en charge de l’Agriculture, dont la coordination scientifique est confiée au Muséum national d’Histoire naturelle.

Le principe de l'OAB :

Le principe de l'OAB est de proposer des protocoles d’observation de la biodiversité ordinaire aux agriculteurs intéressés, en vue de mieux connaître la biodiversité ordinaire en milieu agricole.

L’Observatoire Agricole de la Biodiversité est piloté par le Ministère en charge de l'Agriculture, dans le cadre de son engagement dans la Stratégie nationale pour la Biodiversité. Ce projet a démarré en 2009 pour répondre à un manque avéré d’indicateurs de suivi de l’état de la biodiversité en milieu agricole, en lien avec les pratiques, que les acteurs du développement, les décideurs et les partenaires de la recherche attendaient pour qualifier le lien entre pratiques agricoles et biodiversité. Une phase de test en 2010 a permis aux scientifiques de co-construire les protocoles d’observation avec des agriculteurs volontaires...

(Voir le Diaporama)

Pour en savoir plus :

Une journée OAB : « Observatoire Agricole de la Biodiversité » à Aix-Valabre, avec la Chambre d’agriculture  des Bouches du Rhône et le CPIE des Pays d’Aix

Voir l'invitation

Le LPA de St Rémy, comme l’établissement d’Aix-Valabre,  participe à cette dynamique départementale et suit les protocoles de l’OAB au sein de ses vergers d’oliviers.

Biodiversité et viticulture à Château Mongin à Orange

(réalisation graphique : D.LASRY - CRIPT PACA)

Viticulture et Biodiversité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Des travaux en région et en inter-région

A venir, des articles sur le groupe de travail régional "biodiversité agricole" et sur le Réseau Mixte Technologique " agriculture et biodiversité".

  • Les établissements d’Aix-Valabre et de Carpentras font parties des 10 établissements du réseau « lycées agricoles pour la biodiversité » participant au Réseau Mixte Technologique  « Biodiversité et agriculture »

Voir aussi :  http://agriculture.gouv.fr/RMT-Biodiversite-et-Agriculture

  • En région PACA, différents partenaires travaillent ensemble sur différents projets :

♦ Avec la Chambre régionale d’Agriculture et les chambres départementales, nous envisageons  en 2015 d’étendre la pratique des protocoles de l’OAB à tous les établissements, ceci avec un accompagnement des chambres départementales. De plus, un protocole flore en préparation avec le CBNA (faire un lien pour http://www.fcbn.fr/node/34) pourra être tester dans certains établissements.

 ♦ Le CRIPT PACA apporte sa contribution au groupe de travail « Biodiversité agricole » mis en place par le Conseil régional.


Des travaux messicoles


Retour sur une journée sur les plantes messicoles, pour « Enseigner à produire autrement »

21 avril 2015

Dans le cadre du programme régional « Enseigner à produire autrement », le CRIPT Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Service Régional de la Formation et de Développement (SRFD) de la DRAAF proposent des journées de formation mais aussi des journées techniques et pédagogiques, comme cette journée, ceci en fonction des travaux en cours sur le territoire de la région.

Des personnels de 6 établissements (Carpentras, Avignon, Saint Rémy de Provence, Digne-Carmejane, Gap, Valabre) ont participé à cette journée organisée dans les locaux de l’antenne du CFPPA de Carmejane à Forcalquier, grâce aux interventions et à l’accompagnement de Bio de Provence (D. Jammes) et du Conservatoire Botanique Alpin (S. Huc). Par les questions qu’il soulève ce thème de travail se révèle emblématique de l’agro-écologie et du programme « Enseigner à produire autrement » en région Provence-Alpes-Côte d’Azur: pourquoi ?

Le groupe de participants pendant la visite à la ferme « Saveurs des Truques », ferme participant au programme de suivis des messicoles

Les messicoles, plantes annuelles (sauf quelques-unes à bulbes) « habitant les champs moissonnés », sont suivis depuis de nombreuses années, entre autres par le Parc Naturel Régional du Lubéron. Les plus connus sont les coquelicots, les bleuets, mais aussi les nielles, nigelles, adonis...soit plus de 100 espèces différentes.  Ces espèces sont souvent considérées comme des « mauvaises herbes » donc quel intérêt pour l’agro-écologie ?

D. Jammes a présenté les différents programmes d’étude en jeu et l’implication des agriculteurs pour le suivi des messicoles sur 27 parcelles dans 7 fermes sur 3 lieux : PNR Verdon, PNR Luberon, et Embrunnais. Le Plan National d’Actions en faveur des plantes messicoles 2012-2017 (plan élaboré par le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’Energie, est décliné en plan régional par les Conservatoires Botaniques Nationaux (Alpins : CBNA, et Méditerranéens ) et par le Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN PACA ).

Le Plan Régional a avant tout un objectif de gestion et de conservation de ces plantes (intérêt patrimonial) et cherche aussi à envisager leur ré-implantation car elles ont un rôle écosystémique (habitat, nourriture) pour les auxiliaires des cultures : pollinisateurs et prédateurs des ravageurs des cultures. De plus, Bio de Provence, dans le cadre d’un projet de mobilisation collective pour l’agro-écologie, travaille sur la création d’une filière de production de semences de plantes messicoles, ce qui permettrait d’éviter des pollutions génétiques avec les semences étrangères proposées pour des jachères fleuries et dont les fleurs ne sont pas forcément mellifères  Les semenciers commencent à s’intéresser aux graines de plantes sauvages et locales pour répondre à une demande grandissante. Ils peuvent dorénavant s’appuyer sur un label « vraies messicoles » pour une production et une utilisation locale.

Mais alors quelles actions possibles pour l’enseignement agricole de la région ?

Grâce à quelques exercices proposés par S. Huc : Trier des photographies de plantes messicoles et d’adventices, étudier le cycle des messicoles et les facteurs favorables à leur cycle, analyser les changements de pratiques entrainant leur disparition, les participants ont pu rentrer dans le vif du sujet. Puis, dans des ateliers, ils ont travaillé sur les projets d’essais expérimentaux et sur les activités pédagogiques possibles pour répondre à différentes questions : peut-on tolérer une certaine densité de messicoles dans une culture sans baisse de rendement ?quelles messicoles présentes en fonction de l’itinéraire technique suivi ?quels pollinisateurs présents sur des floraisons de messicoles différentes dans un jardin pédagogique ?quelles cultures mono-spécifiques ou plurispécifiques pour produire des semences utilisables pour des aménagements paysagers ?

La journée fut également l’occasion d’aller en visite sur la Ferme « Saveurs des Truques » produisant entre autres du petit épeautre en AB et où les graines de messicoles peuvent être triées grâce à différentes techniques.

Les installations  et outils pour trier les graines cultivées et les graines de messicoles

Avec l’appui du CRIPT Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans les établissements de formation représentés, des projets expérimentaux et pédagogiques vont être préparés dans le cadre du Programme Régional d’Actions incitatives (PRAI).

Précisons également que SUPAGRO Florac, participant au Système National d’Appui (SNA) du Ministère de l’agriculture, anime le réseau messicoles et propose également des fiches ressources.

Le département de l’Eure propose également un guide des messicoles qui peut être commandé à l’hotel du département.


Des travaux sur les messicoles dans 5 établissements de formation en PACA

Quatre étudiantes de Supagro Montpellier, travaillant en partenariat avec D.Jammes de Bio de Provence, sur un projet d’élèves ingénieurs visant la conservation et multiplication des plantes messicoles, ont permis à 5 établissements de formation agricole de la région PACA, de mettre en place des essais sur ces plantes compagnes des moissons. Ce partenariat dynamique a été possible  grâce aux collectes et aux tris de graines des Conservatoires Botaniques Nationaux Alpin et Méditerranéen  (CBNA  et CBNM).

Pendant une visite, chez un agriculteur participant au projet  « création d’une filière messicoles »

Par ces essais, il s’agit de sensibiliser les jeunes à l’impact des messicoles, sur la faune auxiliaire et sur les rendements des cultures, donc de travailler sur l’intérêt de la conservation des messicoles comme de l’ensemble de la biodiversité.   

Un exemple : l’exploitation de Valabre met en place, une expérimentation pour  le cas de la Vachère pour  rechercher  « un seuil de compagnonnage entre messicoles et blé dur ».

Sur chaque site, des bandes ou carrés fleuries ont été semées, et les établissements pourront ainsi participer au « changement de regard » sur ces plantes qui peuvent accueillir les pollinisateurs pendant les périodes sans fleurs dans les cultures.




Découvrez tout notre agenda..

AGENDA


Auximore

Le site de reconnaissance des vertébrés et invertébrés


LPO PACA

Ligue de Protection des Oiseaux en Provence-Alpes-Côte d'Azur


Les Centres Permanents d'Initiative pour l'Environnement (CPIE)

Le site de l'Union Nationale des CPIE


OAB: Observatoire Agricole de la Biodiversité

Des protocoles et des suivis


Chambre d'Agriculture Provence-Alpes-Côte d'Azur

DRAAF PACA


Stratégie globale pour la Biodiversité en PACA

(Téléchargez le livret)


DigneDigne
GapGap
AntibesAntibes
Aix-en-provenceAix-en-provence
MarseilleMarseille
Saint-Rémy de ProvenceSaint-Rémy de Provence
HyèresHyères
Les arcs-sur-argensLes arcs-sur-argens
AvignonAvignon
CarpentrasCarpentras
Isle-sur-la-SorgueIsle-sur-la-Sorgue
OrangeOrange