Dans les coulisses d'une aventure pédagogique au Lycée Agricole de Carpentras



En cours, en classe, ensemble pour mieux comprendre...

En ce mardi matin d'automne, dix-huit élèves de seconde "générale" prennent place dans leur salle habituelle.

 

D'étranges bouteilles plastiques tronquées trônent sur certaines tables...

Le "tableau noir" et ses accessoires ont encore de beaux jours devant eux.

Philippe Vadot préfère le dialogue au propos magistral. Les élèves aussi, apparemment.

La question du jour : "Qu'allons-nous faire ?" est posée par le professeur Philippe Vadot

De toute évidence, la classe de seconde générale dont on vient de "faire l'appel", ne mesure pas encore l'ambition qui anime le stage EATDD (Écologie, Aménagement, Territoire et Développement Durable) dont il s'agit aujourd'hui.

Nous vous invitons à partager un moment privilégié, un cours et son cortège d'échanges prof/élèves.

Philippe Vadot précise très vite (et non sans humour) que la pelle manuelle sera préférée à la "mini-pelle" motorisée. Néanmoins, le jardin à réaliser occupera une parcelle de 5 000 m2... (L'équivalent d'un terrain de football) :

La classe est un petit théâtre où s'échangent des propos édifiants et utiles.

 (La scène se passe dans une salle de classe du Lycée Louis Giraud à Carpentras-Serre.)

- Le professeur Philippe Vadot : "Ce n'est pas un jardinet que l'on va installer... Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça évoque pour vous ?"

- Un jeune homme (s'enhardissant): "C'est tout un agrosystème qu'on va installer..."

- Le professeur P. Vadot : "Oui... (il l'écrit au tableau) Et qu'est-ce qu'un agrosystème ? Vous avez du voir ça avec Monsieur Roux déjà..."

- Un autre élève : "C'est un écosystème ?!"

- Le professeur : "Oui, mais qu'est-ce qu'il a de particulier cet écosystème ?"

- Le même élève : "Il est fait par l'homme..."

- Le professeur : "Fait par l'homme. Oui, donc cultivé. On est d'accord. (il note au tableau) C'est l'homme qui produit cet écosystème particulier que l'on appelle agrosystème. Et le sol est une préoccupation centrale. D'accord. Donc, un jardin c'est un agrosystème particulier. Il peut avoir différentes fonctions. Là, en l'occurrence, il s'agit de faire un jardin à vocation productive." (Il note, fonction productive...) "Alors "agroforestier" qu'est-ce que ça peut vouloir dire ? Ce n'est peut-être même pas dans le dictionnaire... C'est ?"

- Un élève : "C'est un système forestier."

- Une autre élève : "Un écosystème cultivé et forestier..."

- Le professeur : "Et forêt, qu'est-ce que ça veut dire ?"

- Une élève : "C'est un endroit où il y a des arbres."

- Le professeur : "Incontestablement, c'est un endroit où il y a des arbres... (...) D'une surface relativement importante ; ce n'est pas un bosquet, une forêt, ce n'est pas un petit bois... Il faut qu'il y ait suffisamment d'arbres et que ce soit suffisamment dense. Un paysage avec des arbres en faible densité, ça donne quoi ? (silence) Dans certains pays il y a des lions qui s'y baladent..."

- Une élève : "La savane ?.."

- Le professeur : "Dans la forêt, est-ce que ce sont les arbres qui produisent l'alimentation ?"

- Un élève : "Non..."

- Le professeur : "On va mettre des arbres. Souvenez-vous : pourquoi agroforestier ? Un agrosystème... Parce que cette parcelle va être cultivée et que l'on va cultiver autant des arbres que des productions légumières. (il l'écrit au tableau) Ça veut dire que sur la parcelle on va avoir des arbres particuliers, des arbres fruitiers. On va y installer des figuiers, des amandiers, des noisetiers et des plaqueminiers... Ah, qu'est-ce que le plaqueminier ? Arbre au nom barbare que pourtant tout le monde connait..."(un léger brouhaha s'installe) Je suis sûr que tout le monde le connait. Non, non plus..." (il répond négativement à quelques suggestions...)

- Une élève : "Oui, des boules orange !.."

- Le professeur: "Oui. Des boules orange... Qu'on mange en hiver... Non, pas des mandarines."

- Un élève (triomphant) : "Le kaki !"

- Le professeur: "Oui, le kaki. (clameur de satisfaction) Le plaqueminier est l'arbre qui produit le kaki. Vous le connaissez au moins de vue. Ce sont des fruits que l'on mange après qu'ils aient subi le gel. Ils sont alors un peu blettes, un peu mous, une consistance particulière un peu muscillagineuse... On va donc mettre des plaqueminiers. Mais on va mettre aussi des arbres non fruitiers. En petit nombre, on va mettre un arbre qui s'appelle le robinier. (il écrit au tableau) On expliquera pourquoi on met des robiniers. Le robinier vous le connaissez tous, c'est ce qu'on appelle l'acacia... Son vrai nom c'est robinier faux acacia... Ce n'est pas un acacia mais ça lui ressemble. Ça a des feuilles un peu plus grandes, des fleurs qui lui ressemble... Mais c'est un arbre américain alors que les acacia sont soit africain, soit d'amérique du sud... On va donc installer un agrosystème assez complexe en associant des arbres, des arbustes et des cultures légumières en dessous. (...)
Le point central c'est le sol. Pour que le sol soit couvert en permanence. Un sol qui est couvert en permanence est un sol qui est moins soumis au climat, donc qui est protégé. Qui ne va pas, normalement, se dégrader et même s'améliorer. C'est un sol où il va y avoir une accumulation en surface... Alors on va avoir quoi ?"

- Un élève : "Des feuilles..."

- Le professeur : "Oui, des feuilles qui se transforment en quoi ?"

- Un élève : "En humus."

- Le professeur : "Effectivement, l'idée c'est que le sol, petit à petit, avec un apport de résidus végétaux, se couvre et forme une couche d'humus qui va le préserver. Alors en quoi est-ce du développement durable ? C'est que nous allons essayer de préserver des ressources tout en produisant. On va préserver le sol. Qu'est-ce qu'on va préserver d'autre ? On ne va pas le retourner, on ne va pas le travailler, ou un peu de temps en temps. Mais on ne va pas le retourner, il n'y aura pas de labour, par exemple. Ça peut servir à préserver quelle ressource, d'après vous ?"

- Un élève : "La faune..."

- Le professeur : "Oui, la faune du sol, mais quoi d'autre ? (des mots jaillissent) Pardon ? À part le sol, on est bien d'accord."

- Une élève : "Le travail..."

- Le professeur : "Le travail, la force, oui..."

- Une élève : "De l'énergie."

- Le professeur : "Oui, de l'énergie. Aujourd'hui c'est essentiellement le fioul qu'on met dans les tracteurs... Pour nous ça va être une énergie biologique on va dire, chimique, biochimique... On va donc chercher à préserver l'énergie... (il note au tableau) D'autres choses ? Si je cherche à préserver le sol, la faune, l'énergie, qu'est-ce que je préserve ?"

- Une élève : "La biodiversité."

- Le professeur : (tout en notant) "C'est donc une parcelle qu'on va travailler sur la biodiversité. C'est d'ailleurs une parcelle qui va rentrer dans un réseau national qui s'appelle "L'observatoire de la biodiversité agricole". C'est le Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris qui gère ce réseau. Il y a donc tout une série de parcelles en France qui sont observées régulièrement. Ces observations sont remontées par l'informatique au Muséum et le Muséum essayera d'en tirer des conclusions en terme d'évolution de la diversité agricole... (silence respectueux) On va donc observer 4 choses : Les abeilles solitaires (ce sont des espèces particulières, pas les mêmes que celles qui vivent dans les ruches) ; on en a une dizaine ici, qui ne vivent pas en colonie. En général elles vivent dans de petites anfractuosités ou elles creusent de petits terriers. On va observer des invertébrés terrestres, notamment les mollusques et vous verrez qu'avec le système qu'on va mettre en place, on va avoir très vraisemblablement un développement important de limaces. C'est embêtant les limaces, ce sont des ravageurs des cultures. Et en même temps on espère avoir le développement de leur prédateur principal qui s'appelle le carabe qui est un petit coléoptère. On espère que tout cela va s'équilibrer mais on n'a aucune certitude là-dessus... On va aussi observer ce qu'il y a dans le sol... (une élève interpelle Philippe Vadot) Oui ?"

- Une élève : "Et si on a pas de prédateur ?"

- Le professeur : "On sera bien embêté... Si le prédateur de ce ravageur ne se développe pas, ça veut dire qu'on aura un système en déséquilibre. Et comme c'est un système qui doit être productif ce serait particulièrement gênant. On ne peut pas le savoir à l'avance. On essaye mais on ne peut pas avoir de certitude  que le prédateur (l'auxiliaire en fait) apparaisse d'une façon corrélée avec le ravageur... On verra. Après on va observer un animal - en fait une série d'espèces, il doit y avoir une soixantaine en France - qui vit dans le sol et qui est essentiel pour le sol parce que c'est lui créé le sol, qui décompose, qui aère le sol, c'est ce qu'on appelle le ver de terre."

- Une élève : "Le lombric ?"

- Le professeur : "On les appelle lombric, mais tous ne sont pas des lombrics. Pour les observer, on espère que le système qu'on va mettre en place sera favorable aux lombrics. Ça paraît fou, mais on peut avancer que le lombric va progressivement remplacer le tracteur et la charrue (silence attentif) Ils sont très efficaces, ils travaillent tout le temps, se baladent tout le temps dans le sol. Ils creusent des galeries et finalement leur boulot c'est de construire le sol, de l'aérer. Par leur action à l'extérieur d'eux-mêmes et par leur action de tube digestif. Quand ils avalent de la matière organique, des feuilles par exemple, ils avalent aussi de l'argile et dans leur intestin se passe quelque chose de particulier; qui est la création d'un mélange complexe de composés humiques. On aura aussi à observer les papillons. Ensuite on va chercher à préserver une autre ressource importante qui est l'eau (il note) parce qu'on espère qu'en associant des arbres et des cultures, que les arbres vont faire de l'ombre aux cultures. Sur le sol on va rassembler progressivement quelque chose de particulier qui est le paillage et on espère que tout cela va permettre d'économiser l'eau. On va aussi préserver une  autre ressource qui est l'atmosphère. On va chercher pourquoi aller dans le sens d'une préservation de l'atmosphère ? Vous le savez ?"

- Une élève : "Le CO2 ?"

- Le professeur : "Le CO2. Dioxyde de carbone qui participe à quoi ? Que provoque le CO2 dans l'air ?"

- Une autre élève : "L'effet de serre ?"

- Le professeur : "Oui, un effet de serre qui provoque lui même un changement climatique. En quoi ce système permettrait-il de protéger l'atmosphère ?  En quoi ce système limiterait-il le dégagement de CO2 ?"

- Un élève : "Par l'économie d'énergie."

- Le professeur : "Effectivement en utilisant moins d'énergie on émettra moins de CO2."

- Un élève : "Et les plantes, elles ne consomment pas de CO2 ?"

- Le professeur : "Si, bien sûr. Et les arbres ? Le carbone ils en font quoi ? L'arbre n'est pas un fournisseur  gratuit d'oxygène. (...) Le carbone c'est la base de toutes les chaînes organiques. Un arbre est essentiellement constitué de carbone. Donc en mettant des arbres sur une parcelle, en ne travaillant pas le sol, en favorisant l'accumulation de la matière organique dans le sol, finalement on va chercher à stocker du carbone sous forme solide. Les plantes retirent le CO2 de l'atmosphère, transforment ce carbone en matière organique et le stockent sous différentes formes.  On va donc chercher sur la parcelle, globalement, à stocker du carbone. Vous voyez qu'on va chercher à préserver pas mal nos ressources, l'énergie, la biodiversité, l'eau, l'atmosphère... Ça fait beaucoup, non ? Et on va chercher, en plus, à créer quelque chose de particulier : c'est un paysage." (il note) Vous voyez un peu les ambitions de cette petite parcelle. Bien sûr ça ne sort pas de rien. L'agroforesterie ce n'est pas quelque chose de nouveau. C'est un ensemble de techniques utilisées depuis assez longtemps, parfois avec la mécanisation... Par exemple dans le sud du Maroc on trouve des systèmes - qui existent encore bien que très menacés - où on a associé des arbres très hauts qui sont des palmiers dattiers. Dessous on a mis des arbres fruitiers : des oliviers, des figuiers, parfois des orangers, des abricotiers... Et on plante dessous et on cultive des arbustes comme les grenadiers et encore dessous, on cultivait soit des légumes, soit des céréales. Ce sont des systèmes qui existent encore. Traditionnellement il y a encore une cinquantaine d'années, sous les oliviers, on cultivait des céréales. Et aujourd'hui il existe des systèmes d'agroforesterie moderne qui permettent la mécanisation, le passage des machines, par exemple, d'une moissonneuse-batteuse, sous les arbres où l'on cultive des céréales... Ce dont on s'est aperçu c'est que ça a eu plutôt tendance à augmenter la productivité de la parcelle ; entre autres parce que les céréales sont implantées en automne, elles poussent un peu pendant l'hiver, poussent au début du printemps alors qu'il n'y a pas de feuilles dans les arbres... Les céréales on les récolte vers la fin du printemps ici, début de l'été ailleurs, et les arbres font faire de la photosynthèse alors qu'il n'y a plus de cultures dessous, jusqu'à la fin de l'automne. Vous voyez c'est un système où en permanence, quasiment, on a une plante qui fait de la  photosynthèse. C'est entre autres pour ça qu'on accroît la productivité. Donc on va chercher à faire tout cela. On va terminer sur la fonction de la parcelle et ensuite on va parler de votre évaluation. À quoi va servir cette parcelle ? On l'a dit, elle va d'abord servir à produire. Mais je dirais presque que c'est sa fonction la plus secondaire. Elle va d'abord servir (il note) la pédagogie. C'est une parcelle où on va enseigner. Elle va servir à expérimenter dans le sens, on essaye des choses et on regarde ce que cela donne. Notamment avec les partenaires qui sont l'INRA, une association qui s'appelle Proof (?) qui fait la promotion de l'agroforesterie, on va essayer de voir quel est l'effet d'ombrage des arbres sur les légumes et comment les légumes vont se comporter. Donc on va enseigner, observer, expérimenter, produire et puis on va aussi communiquer dessus. Parce que la communication (il note) c'est un point important pour n'importe quelle organisation. Et finalement, ce lieu va nous servir à communiquer."

 Il est 9h moins le quart. Philippe Vadot donne ses dernières consignes :

- Le professeur : "Vous aurez à faire un petit carnet de bord où vous allez dire et expliquer (mouvements divers dans la classe) ... Ah, ce n'est pas la même chose hein ? Dire c'est décrire, expliquer c'est dire pourquoi. Donc un petit carnet de bord où vous allez dire et expliquer le stage. Chaque soir vous devrez faire votre carnet de bord. Ce carnet de bord on le ramassera et on le notera. (...) Et dans ce carnet de bord, vous allez inclure une petite recherche sur un sujet individuel que je vous donnerai. Pour ce projet individuel vous allez chercher, chacun de son côté. Ça ce sera votre évaluation. Le stage ATDD ce sera une colonne dans votre bulletin. Ne le prenez pas à la légère, ça va  avoir une incidence sur votre moyenne trimestrielle et donc annuelle. Ça a de l'importance. Voilà pour la partie évaluation. Ensuite, quand vous allez faire des recherches, on va réfléchir sur ce qu'on va essayer de faire. Que l'on soit clair là-dessus, moi le premier, je n'ai strictement aucune certitude. En agriculture on n'a jamais beaucoup de certitude, mais là, sur ce genre de choses je n'ai strictement aucune certitude. En revanche, l'idée c'est de pouvoir se poser des questions, s'interroger. Et cette interrogation ce serait bien qu'elle perdure pour vous, tout au long de l'année. Et surtout quand vous faîtes des cours de ATDD, que ce soit avec Monsieur SIMON, pour l'écologie, ou avec Monsieur RICOUART ..." 

"Qu'allons-nous faire aujourd'hui, concrètement ? Vous allez commencer à tracer des lignes qui vont être les lignes d'arbres. Des lignes qui font une trentaine de mètres de long. L'objectif minimal de la journée c'est de pouvoir tracer quatre lignes. On va faire une petite tranchée d'une vingtaine de centimètres de profondeur, un trentaine de centimètres de large. L'idée c'est de pouvoir, en été, utiliser ces rigoles pour arroser, pour conduire l'eau au pied de l'arbre. C'est le premier point. Ce n'est pas la manière la plus efficace en matière d'économie d'eau... Je vous le dis tout de suite. Mais quand on fait ce genre de projet il faut s'adapter à la réalité et la réalité c'est à la fois les moyens financiers dont on dispose et le temps de travail dont on va disposer en été. Et finalement, cette méthode d'irrigation c'est en même temps la moins chère en investissement et le moins coûteux en termes de force de travail. Mais ce n'est pas le moins  coûteux en matière d'usage d'eau. C'est probablement avec ce procédé qu'on va démarrer. Dans cinq ans, j'imagine bien qu'on aura changé... Il va falloir déterminer où on trace la ligne (un peu de géométrie appliquée) Il va falloir ensuite préparer la plantation des arbres. On va travailler un petit peu la terre, sans la retourner, à l'endroit où on va planter les arbres. On va aller chercher du couvert végétal, de l'herbe sèche, concrètement pour couvrir le pied de l'arbre. Cet après-midi on devrait voir arriver une trentaine de figuiers... On va donc planter cet après-midi, on ne sera pas seuls on aura une classe de Bac Pro aménagement paysager avec nous. On va continuer notre plantation - c'est pour cela que je vous ai demandé d'apporter du carton - ça peut servir à quoi le carton ? En fait il sera posé sur le sol au pied des arbres. On va mettre du paillage et un peu de terre par dessus et l'idée c'est d'empêcher les adventices (l'herbe) de pousser au pied des arbres. Ces arbres sont jeunes et s'il y a autour à proximité des plantes qui poussent et bien l'arbre pousse beaucoup moins bien. Au début, il faut le protéger un peu. Après c'est le contraire, il faut que les plantes poussent pour que les arbres poussent mieux... Sur 30, 40 cm de rayon on va éviter la pousse de l'herbe. Plus tard, au contraire, il s'agira de favoriser les plantes pour que l'arbre se développe en hauteur, et enfonce ses racines le plus profondément possible dans le sol. Les bouteilles c'est pour mettre autour des arbres parce qu'il y a un prédateur terrible des jeunes arbres fruitiers qui s'appelle le lapin... Et l'idée des bouteilles c'est un système très artisanal et pas cher - peu durable - mais pour protéger un peu nos arbres des lapins... C'est bien compris ?" (petit brouhaha de détente)

Philippe Vadrot esquisse un geste d'apaisement. 

"Allo ! On délimite les lignes au sol, on creuse la rigole, on prépare la fosse de plantation ce matin, et cet après-midi on plante. Chose très claire et très importante, vous allez avoir des outils. On va sur le terrain. Donc il faut se comporter correctement pour éviter les accidents. Comment faire attention. Ça peut faire très mal... Soyez très strict sur votre comportement, sur ces notions de sécurité. Deuxièmement vous êtes responsables de votre outil. Tout le monde revient avec un outil. C'est clair ? (oui choral) Ensuite on est là-bas pour travailler pas pour se faire mal. Travaillez à votre rythme. Si vous êtes fatigués vous vous arrêtez un peu. L'important c'est de tenir toute la journée.(...) Vous savez que vos collègues ont eu quelques ennuis avec des hyménoptères qui n'aimaient pas être dérangés. Est-ce qu'il y a des allergiques parmi vous ? Aux piqûres de guêpe, d'abeille, etc. ? Bon. On va vérifier ça dans le dossier médical alors. (...) Les nids ont été détruits la semaine dernière, mais avant de creuser regardez bien autour, s'il n'y a pas de guêpes qui sortent du sol."

Les élèves s'emparent de leurs bouts de carton et de leurs bouteilles plastiques pour se diriger vers la resserre aux outils.

Textes recueillis, mis en forme et photos : Didier Rousselle




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