Ecophyto au Lycée d'Aix-Valabre



Écophyto 2013 à Aix-Valabre

Écophyto 2013 à Aix-Valabre

Vendredi 15 mars 2013, l’Association des Vignerons de la Sainte Victoire a eu le plaisir de présenter devant plus de 120 élèves/étudiants du lycée agricole d’Aix-Valabre et leurs enseignants, les premiers travaux réalisés en viticulture dans le cadre d’ECOPHYTO.

Au cours d’une matinée organisée en partenariat avec  la DRAAF PACA, la Chambre Régionale d’Agriculture, la Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône et le Lycée Agricole de Valabre, des présentations richement illustrées se sont succédées.

Après un accueil par le directeur de l’établissement d’Aix-Valabre, Joseph Weinsapfael, et par le directeur de l’exploitation annexée, Hervé Montigny; F. Maquaire, chef de projet régional ECOPHYTO-DRAAF PACA, a réaffirmé l’objectif de réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques dans le nouveau plan ECOPHYTO. Depuis décembre 2012, ECOPHYTO renforcé et rénové, est  au programme de la politique ministérielle « Produisons autrement ».

 Ces mises au point réglementaires et ces rappels  aux politiques nationales furent suivis  par un exposé illustré de graphiques de M. Combier, ingénieur territorial chargé de l’animation et de la coordination de différents réseaux viticoles du sud de la France. Les premiers résultats obtenus dans les réseaux viticoles montrent l’importance des aspects conjoncturels de chaque département : la météorologie favorisant ou limitant l’impact des maladies du vignoble (oïdium, mildiou, ) donc augmentant ou diminuant l’utilisation des fongicides ;  l’obligation de lutte contre la flavescence dorée, augmentant l’usage des insecticides . Les suivis d’indicateurs, comme l’indice de fréquence de traitement (IFT, 1 IFT= 1 traitement à pleine dose), le nombre de passage, le coût des traitements et le  rendement,  sont nécessaires pour, entre autres, répertorier des systèmes de production économes.  

J. J. Balikian, ingénieur réseau Fermes Sainte Victoire, pour le réseau Fermes de Référence DEPHY ECOPHYTO Sainte-Victoire, auquel participe l’exploitation du lycée d’Aix-Valabre, prit ensuite la parole pour exposer les premiers résultats obtenus en 2012. Ce réseau, composé de 3 fermes en BIO, 3 fermes « nutrition Méditerranéenne » et 3 en agriculture raisonnée, pu avoir généralement un IFT inférieur à la valeur de référence dans la région (8.5) grâce à de bonnes conditions climatiques mais aussi en optimisant la lutte contre l’Oidium en fonction du cépage et de l’historique de la parcelle, et en ayant recours au cuivre à dose réduite conte le  Mildiou. Pour confirmer ces résultats, une étude sur plusieurs années est nécessaire, et l’utilisation d’un pulvérisateur performant facilite l’utilisation de doses réduites. Ce dernier point est d’ailleurs confirmé lors de l’intervention d’Hervé Montigny : l’exploitation du lycée a pu réduire son IFT, sans baisse de rendement notoire.

Bien entendu, le raisonnement des traitements est également nécessaire et l’intervention de D. Richy, responsable du service Viticulture à la Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône,  a permis d’approfondir ce point. Deux outils ont été décrits : OPTIDOSE pour adapter les doses des produits de traitement en fonction des stades de végétation dans le contexte provençal, et POD mildiou (POD : Processus Opérationnel de Décision) pour prendre en compte la pression de la maladie en fonction des conditions météorologiques. A St Cannat, en 2012, l’utilisation de POD mildiou a permis d’obtenir un IFT de 5.7.

 L’ensemble de ces travaux se justifient par les résultats obtenus lors d’analyses des eaux de surface et des eaux de captage et, la présentation de A. Transon, chargé de mission au Syndicat d’Aménagement du Bassin de l’Arc, fut très parlante. En effet, le suivi de la qualité des eaux de l’Arc a révélé la présence de 27 molécules : 16 herbicides, 9 insecticides et  2 fongicides. On retrouve d’ailleurs des molécules interdites depuis quelques années : sont- elles  relarguées par les sédiments, issues des eaux de  nappes souterraines ? La réponse n’est pas donnée et il ne faut pas oublier que les herbicides peuvent provenir de zones commerciales ou artisanales.

Pour terminer cette matinée, riche en enseignement, T. Fouant de la Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône, a  rappelé la réglementation sur « les effluents phyto » (fonds de cuve, eaux de rinçage…) avant d’exposer les différentes méthodes possibles pour leur traitement : à la parcelle ou hors parcelle (Phytobac, Heliosec, Osmofilm)

Nous remercions l’ensemble des intervenants pour la qualité de leurs interventions et  pour l’impact sur la professionnalisation des  élèves et étudiants  de l’établissement, face à  cette problématique de la baisse de l’utilisation des produits PHYTO.

(Texte par F. Degache, chargée de mission AD/DD, CRIPT PACA)




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Francoise DEGACHE

Françoise DEGACHE
Animatrice Régionale
Agriculture & Développement Durable
francoise.degache@educagri.fr


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