Ecophyto



Réduire l'utilisation des produits phytosanitaires

Réduire l'utilisation des produits phytosanitaires

Le  plan ECOPHYTO,  lancé en 2008 à la suite du Grenelle Environnement  et piloté par le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt,  vise à réduire progressivement l’utilisation des produits phytosanitaires (communément appelés pesticides) en France tout en maintenant une agriculture économiquement performante.    Depuis 2008, agriculteurs, chercheurs, techniciens des chambres d’agriculture ou des instituts techniques ont déjà engagé de nombreuses actions pour tenter d’atteindre cet objectif.

En région PACA , les exploitations  des établissements  d’Aix-Valabre et d’Avignon ont participé aux actions techniques et pédagogiques  d’un réseau national d’établissements pilotés par la Bergerie nationale de Rambouillet de 2011 à 2013. Les exploitations des établissements de Carpentras, Avignon, Antibes, Hyères, Aix-Valabre  sont en action depuis 2012  dans des réseaux  de fermes DEPHY.

En téléchargement :


Des actions ECOPHYTO en région

En 2016, Les établissements de formation et leurs exploitations, actifs dans le plan ECOPHYTO

A la demande d’enseignants, une journée de rencontre avec les responsables du plan Ecophyto en région PACA  (la chambre régionale d’agriculture et le SRAL de la DRAAF) et avec certains ingénieurs des réseaux DEPHY ferme, a été organisée en Mars 2016. Cette journée a permis la présentation du plan ECOPHYTO II, du BSV  (bulletin de santé du végétal), du réseau social ECOPHYTO-PACA et des réseaux des fermes DEPHY. Les établissements ont présenté leurs travaux actuels pour le BSV et avec des réseaux DEPHY Les participants ont pu ensuite échanger et envisager de nouveaux travaux en partenariat : projet collectif, expérimentations, suivis pour obtenir des références technico-économiques, actions de communication... 

Pour en savoir plus : le compte-rendu de la journée du 2 mars 2016.

C’est d’ailleurs pour répondre à cet objectif de communication, que la chambre d’agriculture du Vaucluse et l’exploitation du lycée agricole de Carpentras-Serres ont organisé, le 19 avril 2016, une journée à destination d’agriculteurs, de techniciens et de classes (Brevet Professionnel Responsable de l’Exploitation Agricole et baccalauréat professionnel de l’établissement). Après des présentations dans l’amphithéâtre, devant un public nombreux, des ateliers ont été proposés sur le site de l’exploitation.

Alice DUBOIS, du SRAL DRAAF PACA, a exposé les axes du plan ECOPHYTO II. Alors que les quantités de phytopharmaceutiques achetées augmentent, il est à noter qu’on constate une substitution des plus toxiques par des moins toxiques (huiles, soufre, argiles...). Mais l’objectif du plan ECOPHYTO II est bien de réduire leur utilisation en faisant évoluer les pratiques comme par exemple, en améliorant la qualité de la pulvérisation, en utilisant les méthodes de biocontrôle, en favorisant des mutations profondes des systèmes de production...

François AYME de la CAPL (Coopérative  agricole Provence-Languedoc) a insisté sur le réglage des pulvérisateurs pour éviter, entre-autres, des pertes financières ou des problèmes de santé de l’applicateur et des consommateurs.

Claire FERSING, de la chambre d’agriculture du Vaucluse, anime un réseau de fermes DEPHY en raisins de table et elle a présenté les travaux des 8 fermes en jeu : 7 ont pu diminuer leur IFT (indice de fréquence de traitement) en raisonnant l’apport de produits phytopharmaceutiques en fonction de la végétation présente. Les doses peuvent être diminuées en début de végétation et ceci, sans prendre de risques : principe d’OPTIDOSE®.

Alice DUBOIS et Claire FERSING, intervenantes de la matinée et ...le public autour du buffet et de la directrice d’exploitation : Isabelle PELEGRIN.

Après un buffet servi sur le site de l’exploitation, les ateliers de l’après-midi  ont permis :

- De revenir sur OPTIDOSE® en raisins de table mais aussi en raisins de vigne grâce au réseau viticulture animé par Marie-Véronique ARRIGONI, 

- De démontrer l’efficacité et l’intérêt du réglage du pulvérisateur en fonction de la végétation, 

- De découvrir différentes techniques permettant de nettoyer et d’entretenir les pulvérisateurs tout en prenant des précautions vis à vis de soi-même mais aussi vis-à-vis de l’environnement, 

- De comparer différentes techniques de traitement des eaux de rinçage des pulvérisateurs : PHYTOBAC© avec des bactéries dégradant ces résidus sur milieu solide, PHYTOBARRE© en milieu liquide et HELIOSEC par déshydratation naturelle.

Olivier CLUZEL et François AIME sur l’atelier réglage de pulvérisateur

 

Marie-Véronique ARRIGONI® sur l’atelier OPTIDOSE et M. CLEMENT au lavage de pulvérisateur

Tous ces ateliers se sont déroulés avec le soutien logistique des salariés de l’exploitation et de la directrice : Isabelle PELEGRIN ravie de nous montrer l’équipement technique permettant de programmer un traitement phytosanitaire en fonction de la dose, du produit, et des cultures...tout ceci pour préserver santé. et environnement.

Didier SAUTRET, salarié de l’exploitation, devant le PHYTOBARRE©, interviewé pour la réalisation d’une vidéo et Isabelle PELEGRIN face au programmateur

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Une communication régionale ECOPHYTO sur les actions des exploitations d’EPLEFPA : une vidéo et une plaquette à votre disposition

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur présente une mosaïque de systèmes spécialisés dont les exploitations des Etablissements Publics Locaux d’ Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole (EPLEFPA) sont le reflet. 

Sept exploitations ont un profil spécialisé végétal  et deux sont en polyculture élevage (1 en ovins viande et 1 en bovins lait). La trilogie méditerranéenne traditionnelle « blé dur-vigne-olivier » est en jeu dans les exploitations des EPLEFPA, comme presque toutes les productions végétales de la région : grandes cultures, maraichage, viticulture, arboriculture, oléiculture, pépinières et plantes ornementales. La diversité de ces  exploitations permet d’aborder les 3 niveaux de rupture et de transition à partir d’une situation conventionnelle : efficience, substitution et reconception. Elles développent des pratiques ou mettent en place des expérimentations du plan ECOPHYTO dans des systèmes de production très différents.   

Deux outils de communication : une vidéo et une plaquette de 4 pages présentent ces niveaux de rupture.

Pour toutes les exploitations,  la biodiversité des infrastructures  agro-écologiques et   la diversité des productions, montrent l’intérêt de la biodiversité pour rompre les cycles des ravageurs ou pour accueillir des auxiliaires prédateurs ou parasitoïdes des ravageurs, ce qui entraine la réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques.

Signalons tout particulièrement le verger-maraicher installé avec le GRAB sur le site d’Avignon, situation de reconception valorisée dans une vidéo,  après 3 ans de plantation. Cet outil de communication   s’adressant aux professionnels ou utilisables dans le cadre d’actions de  formations professionnelles (BTS, BPREA…) permet de travailler sur l’intérêt de l’agroforesterie associant les productions maraichères et fruitières.

Dans la plaquette, les pratiques de toutes les  exploitations sont valorisées.

Pour les exploitations d’élevage (ovins à Digne-Carmejane et bovins à Gap),   leur système de culture économe en phytopharmaceutiques (niveau de rupture type  reconception), sont  des systèmes permettant des productions de fourrage pour une autonomie alimentaire du bétail, basé sur des rotations longues, et incluant des légumineuses.    

Pour les exploitations viticoles, les techniques de production sans herbicides en AB d’ Orange, Aix-Valabre  et d’Avignon,  et la gestion des apports phytosanitaires par Optidose, répondent à un niveau de rupture de type efficience.

Pour Carpentras, producteur de raisin de table,   les méthodes alternatives sur la précision des applications permettent également de diminuer les traitements.  Les exploitations d’Aix-Valabre et de Carpentras sont inscrites dans des réseaux de ferme DEPHY (respectivement avec les  vignerons de la Ste Victoire et avec la CAPL)

Pour les exploitations en grandes cultures (Aix-Valabre, Isle sur Sorgue),   des rotations plus longues incluant des protéagineux (des avancées vers la reconception pour la rupture des cycles des maladies et ravageurs)  et le désherbage mécanique, sont  à souligner.

Pour les exploitations horticoles (Hyères et Antibes), la PBI, Protection Biologique Intégrée, permettant par des lâchers d’auxiliaires de limiter les populations de ravageurs, illustre le niveau de rupture de type substitution. Ce qui est  également en jeu en maraichage BIO sur l’exploitation d’Avignon. Les exploitations d’Antibes et d’Avignon  sont  d’ailleurs engagées dans des réseaux DEPHY, avec les chambres d’agriculture de leur département.

Pour les exploitations à production arboricole dont oléicole (Carpentras, Avignon, St Rémy, Aix-Valabre), le recours à l’AB, la pose de filet alt’carpo, l’utilisation de variétés résistantes  entrainent également  la réduction de l’usage des phytopharmaceutiques.

L’ensemble de ces actions illustrant les 3 niveaux de rupture dans des productions diverses.


Des actions de diffusion Ecophyto


Le réseau DEPHY "Vignoble AOC Côtes-du-Rhône et Châteauneuf-du-Pape" expose ses résultats

Le réseau DEPHY "Vignoble AOC Côtes-du-Rhône et Châteauneuf-du-Pape" expose ses résultats

Les élèves en 2ème année de BTS viticulture-oenologie du Lycée Petrarque d'Avignon, se sont déplacés le 13 février à Chateauneuf du Pape pour approfondir leurs connaissances sur les fermes Dephy.

Tout d'abord, Marie Véronique Arrigoni, conseillère à la Chambre d'Agiculture du Vaucluse  et ingénieur référent du réseau Dephy, a fait un rappel des axes du plan Ecophyto.

Elle a présenté ensuite le réseau des fermes DEPHY 84 et les principaux résultats obtenus à ce jour.

La matinée s'est clôturée par une visite des Vignobles Mousset-Barrot, une des exploitations du réseau Ferme Dephy du Vaucluse.


Des solutions pour réduire l'usage des produits phytopharmaceutiques, lors de la journée ECOPHYTO salades

Mercredi  11 mars 2015, lors de la rencontre ECOPHYTO salades, organisée  par la chambre d’agriculture des Bouches du Rhône et l’APREL (Association Provençale de Recherche et d’Expérimentation Légumière), les  nombreuses personnes présentes témoignent de l’intérêt porté à cette problématique : comment réduire les traitements phytosanitaires ?

Une classe de Brevet de Technicien Supérieur  (BTS) du lycée François Pétrarque d’Avignon  avec leur enseignant, J. Collet,  ont pu assister avec une centaine d’agriculteurs,  techniciens et conseillers de différents organismes  de développement et d’entreprises, aux différents exposés apportant des réponses à cette question.

Des solutions ont donc été développées :

  • des mesures de prévention  pour  freiner le développement des maladies : aérer  les serres, implanter des engrais verts et apporter des amendements organiques pour activer  la vie des sols, réguler l’irrigation...donc « remettre de l’agronomie au cœur des pratiques » pour une transition  agroécologique,
  • des substitutions  de  produits phytosanitaires  par des produits de biocontrôle (phéromones, auxiliaires, micro-organismes, substances naturelles) dont certains sont encore à tester sur le terrain pour des validations,
  • des  luttes  efficaces par barrière physique (filets) ou par solarisation,
  • des implantations  de  variétés résistantes.

 De plus  les travaux  du réseau des fermes DEPHY permettent  d’étudier les  stratégies efficaces pour réduire les dégâts sur les salades, tout en réduisant l’IFT : indice de fréquence de traitement.  La LImitation de la Lutte chimique en culture   de LAitues (projet LILLA) passe par la combinaison de  méthodes culturales : bonne aération et conduite faible en azote et limitée en eau. De plus, pour lutter contre les nématodes,  l’équilibre du système est à rechercher entre les actions permettant l’augmentation de l’activité biologique des sols, celles freinant l’inoculum tellurique, et les actions stimulant la plante cultivée.

Le Bulletin de Santé du Végétal (BSV maraîchage) téléchargeable sur  http://www.bsv-paca.fr/ transmet des informations sur la prophylaxie, les méthodes alternatives et la biologie des agresseurs.

La classe de BTS a d’ailleurs pour mission de construire un exposé qu’ils devront ensuite présenter à une autre classe de leur établissement : la classe de  baccalauréat technologique  STA (Sciences et Techniques agronomiques). Cette démarche permettra encore   de faire connaitre  les méthodes et résultats développés au cours de cette journée.


Les Pesticides pour les agriculteurs et les étudiants en agriculture : quelles représentations ? Pourquoi les identifier ?

Le plan Ecophyto a pour objectif de réduire l'utilisation des produits phytopharmaceutiques en agriculture, or on constate toujours une augmentation de leur utilisation.

Pourtant les conséquences de leur utilisation, sur la santé humaine et sur l'environnement, sont de plus en plus connues et, les campagnes d'information et de sensibilisation semblent ne pas être efficaces.
Il est donc nécessaire de connaitre les représentations sociales en jeu, pour adapter et modifier les arguments des campagnes de sensibilisation, et pour identifier les freins puis les leviers du changement.

Domaine Mongin, lycée viticole d'Orange

Bouchra Zouhri, chercheuse en psychologie sociale de l'environnement, invité par Romain Corbin, formateur en BTS VO2 au lycée professionnel d'Orange, a présenté les résultats de ces travaux intitulé PSYCHOPEST, travaux financés par l'ONEMA dans le cadre du plan Ecophyto.

 

 

 

Dans le contexte écologique, économique et social actuel, le recours systématique aux pesticides engendre aussi bien des inquiétudes que des alertes sur les plans sanitaires et environnementaux. En effet, la contamination des sols, de l'eau et de l'air d'une part, ainsi que les impacts sanitaires sur les consommateurs et les agriculteurs eux-mêmes d'autre part, remettent en cause l'utilisation actuelle des pesticides. Celle-ci constitue pourtant un enjeu important pour le développement et l'avenir de l'agriculture sur le territoire français. Dés lors, il est primordial de travailler sur la façon de concevoir les pesticides par leurs principaux utilisateurs : les agriculteurs et les étudiants en lycée agricole. Dans ce cadre, l'analyse des représentations sociales des pesticides constitue d'une part une base nécessaire pour appréhender les normes, croyances et valeurs des agriculteurs et d'autre part un outil nécessaire pour comprendre leurs choix de pratiques agricoles (Michel-Guillou & Weiss, 2007). C'est dans cette perspective qu'ont été interrogés des agriculteurs et des étudiants dans trois zones françaises (Sud de la France, Bretagne et Martinique) au sujet de leur représentation des pesticides.

Mais qu'est-ce qu'une représentation sociale ?

Elle est définit comme une forme de connaissance socialement élaborée et partagée. Cette vision fonctionnelle du monde permet de comprendre la réalité à partir de son propre système de référence et elle donne un sens à ses actions.

Cette recherche a permis notamment de mettre en évidence des différences régionales reflétant des spécificités géo-climatiques à l'origine des choix de pratiques agricoles relatives à l'utilisation des pesticides. La notion de danger est très souvent évoquée en Martinique (en cause: le chlordécone, insecticide utilisé sur les bananiers) et les agriculteurs de Bretagne parlent beaucoup de leur stigmatisation (en cause : la qualité de l'eau et les nitrates issus du lisier de porcs). Chez les étudiants du sud de la France, les représentations portent sur la qualité de leur alimentation, la toxicité, les normes d'utilisation donc sur la responsabilité sociétale et environnementale..

Cette étude montre donc des prises de position, fonction des ancrages géoculturels et des caractéristiques régionales. Les mécanismes psychosociaux permettent donc de comprendre, en partie, les difficultés des changements de pratiques et cette étude va pouvoir faire évaluer les campagnes de sensibilisation et d'information. Pour cette raison, et pour d'autres, il semble nécessaire de pouvoir régionaliser le plan ECOPHYTO.

Pour en savoir plus sur cette étude et pour une intervention dans vos classes : bouchra.zouhri@unimes.fr




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AGENDA


ONEMA

Plan ECOPHYTO 2018


Chambre d'Agriculture Provence-Alpes-Côte d'Azur

DRAAF PACA

Ecophyto sur le site du Ministère

Plus d’informations sur le programme ECOPHYTO sur le site du MAAF






Francoise DEGACHE

Françoise DEGACHE
Animatrice Régionale
Agriculture & Développement Durable
francoise.degache@educagri.fr


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