Horticulture expérimentale à Hyères



Présentation de l'exploitation agricole de l'EPL HYERES CAMPUS

 Exploitation AOUBRE

Dorlène ORRECHIONI
Directrice de l'Établissement Public Local Hyères Agricampus

"L'exploitation c'est le coeur du système...
"Nous sommes sur des formations agricoles et para agricoles et l'exploitation est l'outil mis à la disposition des enseignants et des élèves. Il est également l'outil qui permet le lien avec la profession, via l'expérimentation, notamment. L'exploitation du Lycée agricole de Hyères, joue pleinement son rôle d'outil pédagogique. C'est le centre de l'EPL, également à la disposition du Lycée Agricole des Arcs-sur-Argens. Très prochainement, le Lycée Professionnel Agricole "Les Magnanarelles" va développer la viticulture, notamment par la voie de l'apprentissage. Son proviseur Pascal BURON est en train d'y travailler pour que l'on puisse bénéficier d'un terrain d'expérimentation, en l'occurrence, une vigne cultivée en viticulture biologique, complémentaire de l'exploitation horticole du Lycée de Hyères."

Stéphane GENOUX
Directeur Adjoint de l'E.P.L de Hyères Agricampus

Le "service exploitation" des élèves a été mis en place conjointement par Pierre VERCRUYSSE (prédécesseur de Dorlène ORRECHIONI) et de Robert VARIN, actuel directeur de l'exploitation de l'EPL Hyères Agricampus. "Nous l'avons intensifié, dit Stéphane GENOUX. Tous nos élèves passent du temps, en service, sur l'exploitation et rattrapent leurs cours comme ils l'entendent.Toutes les promotions de Bac Pro, de BTS, etc. passent une semaine par an sur l'exploitation. Comme on a beaucoup de filières et de classes professionnelles, de nombreux jours se passent sur l'exploitation en situation concrète." De toute évidence la mise à contribution des élèves au sein du "service exploitation" est considérée comme un temps fort de la formation.

"Notre spécialité c'est la production horticole, c'est à dire la floriculture, les pépinières, les cultures maraîchères aussi... Côté CFA (annexe du CFA d'Antibes sur le site de Hyères) l'aménagement de l'espace tient une bonne place et le Lycée Agricampus développe également cette filière en proposant un Bac Pro 3 ans en la matière. Il faut souligner que le secteur aménagement de l'espace est en plein boom économique sur le département du Var.

L'exploitation travaille avec la profession.

SG : Tous les enseignants techniques horticoles, les enseignants techniques de vente, et les enseignants d'agronomie générale et les enseignants d 'agroéquipements, très importants... La pluridisciplinarité sur des pratiques culturales peut se faire sur l'exploitation. Les séances de pluri sur l'expérimentation BTS productions horticoles  par exemple, tout c'est fait sur l'exploit avec le suivi de la PBI (protection  biologique intégrée) cette année sur les Célosi et sur les Lysiantus. ça a été complètement suivi, avec les lâchers d'insectes faits par les élèves avec un enseignant de mathématiques et un enseignant de techniques horticoles, tout le temps ensemble dans les serres pour faire de la  vraie pédagogie. On ne va pas leur donner des séries de chiffres qui ne sortent de nulle part et leur demander d'exploiter ça avec un logiciel de statistiques... On le fait directement, in situ, au champ. Pour cela on a mis les moyens : un ordinateur portable, un logiciel, un appareil photo numérique pour que les gamins aient du matériel comme ça se fait en entreprise en expérimentation.  Les enseignants, tous les lundis matin, de 8 à 10 ils avaient leur séance d'expérimentation directement dans la serre.


Entre application, expérimentation et vente...

 Pour la direction de Hyères Agricampus, le lien entre la pédagogie et l'exploitation agricole s'impose à l'évidence. Pour Stéphane GENOUX, directeur adjoint de l'EPL, comme pour Robert VARIN, directeur de l'exploitation, deux règles de fonctionnement sont privilégiées pour y parvenir :  La coordination de tous les instants avec la direction de l'exploitation et l'écoute des besoins de la profession.

L'expérimentation s'est imposée comme un terrain d'entente bénéfique entre la profession agricole et l'établissement d'enseignement et de formation.

"L'expérimentation est menée avec les élèves, avec les enseignants, avec le S.C.R.A.D.H. (Syndicat du Centre Régional d'Application et de Démonstration  Horticole) l'institut technique tout proche... En horticulture, on est sur un terrain très favorable à Hyères..."

Notre inscription dans le territoire...

Pour le directeur adjoint de l'EPLEFPA Hyères Agricampus, l'exploitation doit s'inscrire professionnellement dans le territoire et y tenir une place  exemplaire. Les projets d'investissement faits avec la Région procèdent de cette ambition : "Parce qu'on veut être une référence, on veut être visité -  y compris en dehors des temps pédagogiques - par des exploitants qui souhaiteraient découvrir des solutions expérimentales qui les intéressent." Des journées de visite spécifiques avec les mairies sur le secteur jardin & espaces verts, avec les professionnels des expérimentations (conduites avec le SCRADH) ou, comme tout récemment, la "journée environnement" de la Chambre d'Agriculture du Var, accueillie dans le parc du Lycée, en lien avec la partie expérimentale concernant les économies d'énergie, les bilans planète, les bilans carbone exploitation ou le programme AGIR... Stéphane GENOUX se veut pragmatique : "On n'invente rien, on intègre... Et puis, tout simplement, c'est "la profession" qui va employer nos jeunes." En matière d'expérimentation, les fleurs coupées dominent, côté S.C.R.A.D.H, en prise directe avec les producteurs du premier marché européen de la spécialité. Les pépinières jardins & espaces verts et l'aménagement de l'espace l'emportent côté Hyères Agricampus...

Dans la perspective "Agenda 21"

Le directeur de l'exploitation, Robert VARIN est en poste depuis 1990. La qualité et l'exemplarité sont deux exigences qu'il s'efforce de porter haut : "On peut, on doit, toujours s'améliorer et chercher ce qu'il y a de mieux dans ce qui se fait. On a déposé, dès 1994, une marque de qualité sur l'exploitation qui s'appelle "Aoubre" (l'arbre en provençal) qui correspond à des végétaux de taille importante, aptes à modifier immédiatement le paysage, dès sa plantation chez le client. Il s'agit de production locale, évidemment..."

Au fil du temps, l'expertise de l'exploitation s'est développée tout en suivant de plus en plus, les préconisations du développement durable. L'orientation "Agenda 21" y a contribué notoirement.  Robert VARIN le souligne : "La plupart de nos essais sont orientés par l'Agenda 21, notamment sur les engrais organiques et sur les investissements importants du type phytobac. Nos investissements prochains portent sur l'économie d'eau, le chauffage par la pose d'écrans thermiques, les chaudières à économie d'énergie ou le changement des verres de nos serres..."

Les choix stratégiques de l'Aoubre.

Le directeur d'exploitation met l'accent sur les deux "spécialités" du domaine de l'Aoubre : La floriculture et les pépinières. "Ce sont les pépinières qui tirent l'exploitation vers le haut. Des pépinières bien particulières, dites de "gros sujets". Ils ont en moyenne 5 ans. Par rapport au marché on est sur un créneau étroit, on n'est pas dans la course exacte avec les autres, qui ont de plus petits sujets. On a pris délibérément ce créneau et je crois que c'est un des secrets de notre réussite..." Les essais, l'innovation, les partenariats et la qualité des productions sont parvenus à faire passer l'exploitation du déficit à l'équilibre financier. Les  "journées de vente", une au printemps, une autre à l'automne, sont entièrement conduites et gérées par les élèves "que l'on met en situation commerciale. Ils sont autonomes, jusqu'au bon de commande. Ils sont en situation pour apprendre leur métier."

Robert VARIN produit  2 à 3000 gros sujets par an, pour une cinquantaine d'espèces différentes. Il a vite compris que la capacité d'adaptation, dans les conditions climatiques propres à la Côte d'Azur, serait déterminante pour le succès commercial de la pépinière. "On fait de nouvelles variétés de laurier rose à fleurs simples, parce qu'elles sont, en général, plus résistantes au froid... Je pense aussi aux espèces de Grevillea, avec divers cultivars à floraison longue, qui suscitent un nouvel intérêt dans la région. Il y en a maintenant sur le terre-plein central de la voie Olbia (la voie principale de Hyères) qui sont actuellement en démonstration. Nous avons une collaboration suivie avec la Mairie de Hyères et ses services."

Le pédagogique et l'économique...

"Moi j'aime bien le concret et quand je vois les élèves qui évoluent sur l'exploitation, qui voient notamment ces expérimentations, là ils peuvent toucher du doigt, voir comment ça se passe et ça c'est très important...
L'exploitation peut être pédagogique si elle est économique et c'est toujours difficile de se trouver dans le bon compromis. J'insiste sur le fait qu'elle doit être économique pour être pédagogique sinon on n'est pas crédible vis à vis de la pédagogie. Si on a une exploitation déficitaire ça ne va pas. On a la chance sur Hyères d'avoir une exploitation équilibrée..."

Laurier rose, agrumes, oliviers...

"Ce que l'on vend bien ce sont les plantes méditerranéennes, surtout le laurier rose avec lequel on fait un gros chiffre d'affaires à la fois pour les professionnels et pour les particuliers parce qu'on joue sur les deux tableaux. On fait aussi les agrumes, c'est toujours joli, ça embaume et quand il y a les fruits, c'est magique... Les plantes qui fleurissent tout le temps comme on voit ici sur le camion, les polygalas qui fleurissent dix mois sur douze voir plus et après on essaie de varier.  Le cyprès c'est incontournable pour ici, pour l'accueil. Et l'olivier, ça c'est sûr aussi. L'olivier c'est que des variétés françaises, Lucques, Caillon et Aglandau (qui a plusieurs noms dans le secteur) Nous avons la chance d'avoir aussi sur l'exploitation qui est en plaine (et inondable) mais qui est assez fertile et sur laquelle nous faisons la production, des sujets qui ont à peu près 5 ans d'âge, on les prend petits soit achetés, soit bouturés et après entretenus au niveau désherbage, fertilisation..."




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Françoise DEGACHE
Animatrice Régionale
Agriculture & Développement Durable
francoise.degache@educagri.fr


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